Peur de ne plus voir toutes ces têtes une fois la terminale finie, peur de grandir, peur de me retrouver seule, peur de le revoir, peur de ne plus m'amuser, peur de ce qui m'attend en Afrique, peur de revenir avec le dégoût de l'être humain...
Toutes ces pensées qui s'accumulent me perturbent et laisse place à l'amerturme. Mon coeur est en souffrance d'un manque d'amour à donner.
J'aimerais tant serrer quelqu'un dans mes bras, comme avant et lui dire Je t'aime sans qu'il me réponde fébrilement un "Je t'aime" qu'il ne pense pas. Vivre une histoire banale qui deviendrait originale.
Tout ces amoureux me donnent le tournis...Je souris. Et retombe dans le vide obscur de mon âme qui cherche à comprendre...
Mon corps n'est plus qu'une machine qui cherche à compenser le manque d'amour. Danse. Pense. Souris. Vie. Bois. Voie. Fume. Hume. Chante. Hante. Il me HANTE.
Ce néant me hante. Je n'ai plus que faire, car continuellement j'ère. C'est trop tard, son poison m'a contaminé et me rend droguée. Seule la lecture demeure pure, mais lire du Pascal, me cale.
Il suffirait de redémarrer, mais je suis exténuer...
[Je peux vous affirmer qu'il en est de même pour l'amour]



